La loi française prévoit aujourd’hui un certain nombre de dispositions relatives aux droits du patient lui permettant d’impliquer des personnes de son entourage dans son projet de soin. Elles prévoient notamment la possibilité pour ce dernier d’exprimer ses souhaits en cas d’aggravation de son état de santé.

Personne à prévenir :

Durant votre hospitalisation, c’est la personne que le service contactera en priorité, en cas de besoin, notamment en cas d’aggravation de l’état de santé du patient ou pour tout autre événement important tel que par exemple la sortie, le transfert ou le décès du patient. La personne à prévenir, ainsi informée, peut le cas échéant consulter l’entourage et prendre les décisions appropriées. Sa désignation se fait lors de votre accueil dans le service. Vous pouvez choisir de désigner une seule et même personne, laquelle sera consultée en tant que personne à prévenir ou personne de confiance selon les circonstances. 

Personne de confiance :

Vous pouvez, si vous êtes majeur, désigner une personne de confiance, par écrit. Elle peut être un parent, un proche, votre médecin traitant, etc... Il vous appartient de prévenir cette personne et de l’informer de son rôle : être votre porte-parole pour refléter de façon précise et fidèle vos souhaits et votre volonté, par exemple sur la poursuite, la limitation ou l’arrêt de traitement. Elle n’exprime pas ses propres souhaits mais rapporte les vôtres. Son témoignage l’emportera sur tout autre témoignage (membres de la famille, proches…). La personne de confiance peut également vous accompagner dans vos démarches, assister aux entretiens médicaux et vous aider dans vos décisions. Si un jour vous êtes hors d’état d’exprimer votre volonté, elle sera consultée en priorité pour l’exprimer. Si vous souhaitez désigner une personne de confiance, remplissez précisément la fiche de désignation mise à votre disposition par l’équipe soignante du service. La désignation est valable pour la durée de votre hospitalisation. Elle est toutefois révocable à tout moment. La personne de confiance n’a pas vocation à se substituer à la personne malade. Elle ne dispose d’aucun pouvoir de décision et n’aura pas la responsabilité de prendre des décisions concernant vos traitements, mais témoignera de vos souhaits, volontés et convictions. Une fois la personne de confiance consultée ou informée et son avis, le cas échéant, recueilli, le médecin reste libre de ses décisions. Toutefois, si vous rédiger vos directives anticipées (voir ci-après), il est recommandé de les lui remettre. Elle les transmettra au médecin qui vous suit ou bien elle indiquera où vous les avez rangées ou qui les détient. Elle a un devoir de confidentialité concernant les informations médicales qu’elle a pu recevoir, et vos directives anticipées : elle n’a pas le droit de les révéler à d’autres personnes.

Directives anticipées :

Toute personne majeure peut rédiger ses « directives anticipées » concernant sa fin de vie. C’est une possibilité qui vous est donnée. Il s’agit pour vous d’exprimer vos volontés par écrit sur les décisions médicales à prendre lorsque vous serez en fin de vie, sur les traitements ou actes médicaux qui seront ou ne seront pas engagés, limités ou arrêtés. La fin de vie peut arriver après un accident ou à l’issue d’une maladie grave. Dans ces circonstances, vous serez peut-être dans l’incapacité de vous exprimer. Si vous avez rédigé des directives anticipées, votre médecin et vos proches sauront quelles sont vos volontés, même si vous ne pouvez plus vous exprimer. Bien sûr, envisager à l’avance cette situation est difficile, voire angoissant. Mais il est important d’y réfléchir. Rédiger des directives anticipées n’est pas une obligation. Si vous souhaitez consigner vos directives anticipées, veuillez en informer le médecin ou l’équipe paramédicale. Vous pouvez également les rédiger à n’importe quel moment en utilisant les modèles nationaux proposés en téléchargement :

Directives anticipées